Les Capsules

Lundi 30-08-2021

« L’imperfection est beauté, la folie est génie et il vaut mieux être totalement ridicule que totalement ennuyeuse » 

Marilyn Monroe 

Pour beaucoup Marilyn c’est une pin up. Un sex symbol qui faisait rêver des millions d’hommes, et qui a fait trembler les grands de son monde d’un seul battement de cils.

Pour moi ?

C’est une figure, qui représente une féminité puissante, humble et vulnérable.

Quand je te dis Marilyn, tu penses à la beauté.

À son pouvoir sur la gent masculine avec un physique de rêve.

Moi je pense au women empowerment.

Oui, avant Beyoncé, et son « who run the world ? », y avait Marilyn.

Avec son mindset, son charisme, son état d’esprit, son authenticité.

Cette femme, d’apparence si fragile, que certains à tort taxaient de superficielle, avait compris qu’on l’adulait pour sa plastique, sa moue boudeuse [je voudrais signaler qu’en matière de pionnière Marilyn fait fort, la duck face elle l’a intronisée avant Kim Kardashian !], son « poupoupidou » légendaire.

Pourtant, elle avait surtout compris que la beauté c’était d’être imparfaite, que c’est même cette imperfection qui la rendait parfaite.

Elle avait compris que peu importe d’où l’on vient, qui l’on est, ce que l’on vit, que nous avons tous des hauts et bas, des moments de faiblesse, des coups durs, des victoires, des fous rires, des sanglots, des échecs, la perfection n’est pas un but. Vouloir la perfection c’est vouloir une illusion, car la réalité n’est ni lisse ni parfaite.

Ambitionner cette perfection c’est se flouer, se tirer une balle dans le pied, s’assurer une insatisfaction perpétuelle.

S’évertuer à vouloir la perfection c’est tenter de se calquer à une réalité qui n’existe pas, se mentir à soi-même en s’efforçant d’être quelqu’un que l’on n’est pas, et que l’on ne sera jamais.

Pourquoi je parle de women empowerment ?

Parce que la pression imposée à la femme et qu’elle s’impose aussi réside dans cette quête de perfection.

Marilyn, elle s’en libère. Elle fait de la perfection un besoin caduc. Persister dans cet impératif de perfection enferme la femme dans un rôle, une étiquette.

Je me sens un peu Marilyn, tu sais.

Pas parce que j’enfile une robe blanche devant un ventilateur [je vais essayer tiens !]/

Je ne chante pas non plus happy birthday mister president à mon mari [il serait ravi, je crois !].

Je ne ressemble en rien à une pin up, ou alors une version pin up +20 kg.

Mais, comme Marilyn, je ne me prends pas au sérieux.

J’ai décidé que ces imperfections faisaient de moi ce que j’étais.

Que j’étais belle comme ça.

Et je me suis libérée de cette pression insupportable d’être parfaite, partout sans arrêt.

J’ai posé ma propre définition de la perfection.

C’est d’être moi.

De rire, de faire rire , de me moquer de moi, parce que l’autodérision est une thérapie à mon sens.

J’aime le second degré, la légèreté.

J’aime aussi dire quand ça ne va pas, dire m**** quand ça dépasse les bornes.

La perfection ?

C’est de ne plus faire semblant.

C’est de se prendre un « Maman t’es gênante » et l’assumer.

Le mot c’est bien celui-ci : assumer.

Le women empowerment c’est s’assumer dans tous ses sens du terme.

Financièrement, physiquement, intérieurement.

S’assumer dans son entièreté.

Et pour toi, c’est quoi l’empowerment au féminin ?

Lionessement.

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