Les Capsules

Lundi 19-07-2021

« Personne ne peut vous faire sentir inférieur sans votre consentement. »

Eleanor Roosevelt

Tu as remarqué comme quand tout va bien, tu es entouré, mais lorsqu’un coup dur arrive, curieusement les gens autour de toi se comptent sur les doigts d’une main ?

J’en ai déjà parlé, à la faillite de mon père, nous qui étions habituellement plus qu’intégrés socialement nous nous sommes sentis comme des pestiférés.

L’argent n’a pas d’odeur ?

Je pense que si, et ça doit sentir vachement bon !

Parce que quand il y en a plus, on se sent beaucoup moins attractif d’un coup !
À ce moment-là de ma vie, je suis ado, et je vois les gens nous tourner le dos.
Pourquoi ?

Je le comprendrai plus tard.

En France, la faillite, c’est un constat d’échec, c’est la honte.
Un syllogisme injuste et qui se fonde sur cette peur de l’échec qui caractérise la société.
Celui qui échoue n’est pas perçu comme quelqu’un qui a essayé, mais comme quelqu’un qui a simplement raté.

Mon père a vu tout son entourage qui lui faisait des courbettes lui devenir étranger.
Victime de rejet, il s’en prenait à moi, et transférait sur moi ce manque d’estime de lui-même que lui renvoyaient les autres.

Le résultat ?

Il passait son temps à m’asséner que j’étais une moins que rien.
Que je n’arriverai à rien !

Ces mots, je les entends encore.
Tranchants, blessants.
Et pourtant, quelque chose me poussait sans cesse à susciter sa fierté, à essayer de lui montrer qu’il avait tort.

Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai tenté de briller à ses yeux, à trouver cette reconnaissance dans ce regard.
Ça n’est jamais arrivé.

Ce n’était jamais assez.
Insultes, encore.

Puis, je me suis lancée dans des études de droit par correspondance en travaillant à mi-temps chez un avocat pour payer les frais de ma formation.

Dans son bureau, ça sentait les Gauloises à plein nez.

Deux paquets par jour, que je partageais involontairement, entassés dans ce minuscule bureau.

Mais je voulais prouver que je pouvais le faire.
C’est à ce moment-là que j’apprends que je suis enceinte.
Pour moi, hors de question d’abandonner mon travail et mes études.
Bien sûr j’ai annoncé à mon patron ma grossesse, en lui demandant s’il était possible qu’il fume désormais à la fenêtre, ou que je puisse travailler depuis un autre bureau.
Sa réponse, cinglante, a entériné les remarques assassines de mon père.
« J’ai plus besoin de mes clopes que de toi. »

Tu vois là à ce stade, j’étais convaincue que je ne servais à rien, malgré mes efforts.
Peu importe ce que je ferais, je n’arriverais jamais à être utile, importante, appréciée, ou reconnue.

Pendant longtemps, cette conviction nourrie de jugements d’autres a guidé ma vie.
Mais, sans le savoir c’est parce que j’avais accepté d’être rabaissée que je me sentais si nulle.
J’avais autorisé les autres à piétiner ma confiance en moi.

Pourtant, au fond de moi, une petite flamme, toujours, bien qu’étouffée, tremblotait.

Celle d’une d’une femme passionnée, animée par l’amour des choses bien faites, du dépassement de soi, par la quête d’une meilleure version d’elle-même.

Quand, en 2017, j’ai eu mon premier déclic, ce moment où je me suis dit qu’être une femme ne voulait pas dire être incapable de se réaliser ailleurs que dans une vie de famille, j’ai lu cette phrase qui ouvre mon message du jour.
Cette phrase, c’est un tsunami pour moi.
Elle veut dire que j’ai le pouvoir sur moi.

Je suis la seule juge de ma valeur.
Je peux entreprendre, me planter, et toujours valoir quelque chose.

En lisant ces quelques mots, j’ai compris que je m’étais cachée, apeurée et stigmatisée, pendant des années.

Ces mots ont rallumé la flamme, comme le feu dans la chanson de Johnny.

Tu sais ce que je me suis dit : « Plus jamais ! »

Plus jamais diminuée par autrui.
Plus jamais je ne laisserai quelqu’un me dire que je ne vaux rien.
Plus jamais je ne donnerai le pouvoir à autrui de me jauger.
Plus jamais je ne donnerai cette permission.

Et tu sais quoi ?
En deux ans et demi, j’ai closé pour plus de 3,5 millions d’euros pour mes clientes et moi-même.

Je guide 300 closeuses, 1000 clientes me suivent.

En deux ans et demi, je suis passée de femme au foyer à businesswoman, et j’encourage et aide des femmes à croire en cette transformation et à la réaliser.

Tout ça depuis chez moi, depuis ma chambre ou mon salon.

J’ai quitté mon pays parce que j’avais décidé de vivre mon rêve, de m’installer à l’ile Maurice.
Je t’écris depuis cette île aujourd’hui.

Je viens tout juste d’installer mon siège de société dans de magnifiques locaux de plus de 200 m2.

Tu crois que mon père et l’avocat sont fiers de moi ?

Je m’en fiche aujourd’hui.
Je ne veux même pas le savoir.

La force de se délester du regard de l’autre est libératrice.
Aujourd’hui, personne d’autre que moi-même ne peut me dire ce que je vaux.

Et toi ?

Toi aussi on t’a fait sentir incapable de réussir quelque chose ?
Tu en ressens encore les effets aujourd’hui ?

Regarde cette vidéo  https://www.youtube.com/watch?v=olMicM44os4, pour aller encore plus loin, et te libérer du poids du regard de l’autre.

Parce que je te dis un truc ?
On s’en fout des autres !
C’est toi qui comptes !

Tu décides, à partir de maintenant ! Ce que tu penses de toi c’est ce que les autres penseront aussi.

Avec toute ma confiance en TOI,

Lionessement.

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