Les Capsules

Lundi 05-07-2021

« Ce qui compte ce n’est pas qui nous sommes à la naissance, mais ce que nous devenons » JK Rowling

Temps de lecture: 4 min (si peu de temps pour tant de choses ! 😊)

« Ce qui compte ce n’est pas qui nous sommes à la naissance, mais ce que nous devenons »

JK Rowling

J’aurais pu t’envoyer cette citation et m’arrêter là tant elle est porteuse de sens en soi.

Je suis sûre que comme moi, tu la lis et tu dis « mais oui, c’est vrai ! ».

Elle me parle cette citation, car je suis une vraie réfractaire au déterminisme.

Pour moi, on devient ce que l’on veut, par la force de notre volonté, par nos décisions.

Personne n’est condamné à rester sur un chemin, à se contenter de ce que la vie lui fait traverser, sans évoluer, sans choisir d’être maître de ce que l’on est.

Tu peux être qui tu veux.

Il faut simplement le vouloir.

Prendre le pouvoir.

D’ailleurs JK Rowling elle-même en est l’illustration.

Je ne sais pas si tu connais son histoire, pas celle d’Harry Potter, la sienne.

L’auteure célèbre était SDF, figure-toi !

Elle aurait pu rester dans la rue à se lamenter et tenter de subsister.

Mais non, elle a choisi de s’en sortir.

Persévérance et détermination.

Ça force l’admiration, non ?

Cette femme a connu une épreuve, terrible, et elle s’en est relevée.

Son livre, personne n’en voulait, et elle n’a pas lâché.

Elle aurait pu se dire, je suis nulle, je ne vais pas y arriver, je baisse les bras, j’ai échoué.

Elle a essuyé des refus, et pourtant convaincue qu’elle y arriverait, déterminée à avancer, elle a forcé son chemin.

C’est quoi l’échec en fait ?

En France, on a tendance à l’assimiler à une honte.

Tu rates, ça craint, arrête, passe à autre chose.

Comme si l’échec était un signe de mauvaise direction.

Mon opinion ?

L’échec est un signe qu’il faut essayer encore, autrement, jusqu’à ce que ça marche.

L’échec t’oblige à analyser, à évoluer, à comprendre pourquoi ça n’a pas marché. Pas pour renoncer, mais bien pour trouver une nouvelle approche.

Les échecs, les épreuves, les obstacles, les rejets, les refus sont des enseignements.

Ils nous forgent et nous apprennent à devenir résilients, optimistes et à changer pour une meilleure version de nous-mêmes.

Si on y arrivait du premier coup, qu’apprendrions-nous ?

Rien, mes Lioness.

Le fait de se planter permet de clarifier ses objectifs, de se dire voilà ce que je veux, voilà ce que je mérite, voilà où je veux aller, et voilà ce qui ferait mon bonheur.

L’échec permet de dessiner sa propre définition du succès.

Je te parle un peu de moi ?

Allez !

Quand j’étais ado, tout allait bien. Famille aisée, je suis une petite princesse, dans un monde où tout est facile.

Un jour, mon père a tout perdu.

Faillite.

Adieu les voitures, la belle maison !

Quel bouleversement !

Je ne te dis pas ça pour me plaindre, pauvre petite fille riche qui a connu un revers de fortune.

Non !

Je te dis ça pour t’expliquer mon cheminement.

Quand nous avons tout perdu, ma mère sans revenus, sans activité professionnelle, ne pouvait rien faire, impuissante.

Quand nous avons tout perdu, le regard de l’autre est devenu blessant. J’étais la fille de l’échec, celle dont le père a raté.

J’ai eu honte, terriblement honte et j’ai décidé que je ne prendrai aucun risque comme ça au moins je ne m’exposerai pas à l’échec.

J’ai alors choisi de me mettre à l’abri, en étant cantonnée à un rôle de maman et femme au foyer histoire d’être en sécurité. Courage, fuyons !

Sans me rendre compte qu’en me planquant ainsi je devenais dépendante non plus de la réussite de mon père, mais de mon mari.

J’ai choisi cette position de repli à cause de ce traumatisme, en pensant ne plus le revivre ainsi, en ayant perdu confiance et estime de moi.

Je savais qu’être maman, donner de l’amour, je savais faire !

J’ai tellement eu peur de rater que je me suis trouvé une zone de confort sans même m’apercevoir que je reproduisais un schéma.

Et un jour pourtant, mon esprit, mon moi s’est réveillé.

Un sursaut de conscience.

Une révélation.

Pourquoi devrais-je rester dans ce déterminisme ?

Pourquoi devrais-je m’enfermer dans un parcours défini ?

Pourquoi devrais-je porter l’échec de mon père ?

C’est le jour où j’ai compris que j’avais plus peur de réussir que d’échouer.

Le jour où j’ai compris que si je ratais ce n’était pas grave.

Que je devais prendre le pouvoir sur qui j’étais.

Et qu’au fond je n’étais pas juste une femme au foyer et une maman.

Que j’avais en moi cette envie de me réaliser, de produire quelque chose, de participer au foyer et de gagner cette indépendance que je n’ai jamais eue, tributaire d’un père et dépendante du succès de mon mari.

J’ai décidé de devenir qui j’étais.

Et toi ?

Lionessement.

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